Une explication rationnelle de la réalité - ou du moins ce sur laquelle nous
pouvons tomber d'accord - est comparable à une carte qu'on voudrait dresser d'un terrain.
D'abord, la carte n'est qu'une représentation du terrain. Le terrain une fois géométrisé,
nécessairement certains des éléments du terrain n'apparaissent pas sur la carte.
Aucun système de signes conventionnels ne peut TOUT représenter.
Ensuite, la carte elle-même peut attirer l'attention sur certains aspects du terrain (géologique, militaire,
météorologique etc) ce qui fait abstraction de certains aspects au profit
d'autres.
Les "heureux hasards" accompagnent le processus de recherche
au cours duquel le savant ne trouve pas ce qu'il cherche et trouve
ce qu'il ne cherchait pas a priori.
Ces "heureux hasards" ne viendraient-ils de la représentation elle-même ?
En utiliser les signes reviendrait à se soumettre à cette caractéristique
en particulier des mots, que, certains éléments non-représentés apparaîtraient soudain
au regard de l'observateur à la fois attentif à l'inattendu
et suffisamment au courant de ce qui l'attend ?
On pourrait ainsi expliquer que I. Newton ait pu entrevoir une explication sur la chute des corps
qui ne faisait pas partie des représentations de son temps sans oublier qu'il manquait aux contemporains d' I. Newton
les connaissances lui permettant de concevoir la gravité.
Il aurait ainsi pu soulever un coin de la carte alors que d'autres s'en contentaient.